Devenir une femme dirigeante (sereine et alignée) dans un monde d'hommes
Ça m'a pris deux jours de larmes. Et six mois pour comprendre que ce « non » allait enfin me rendre toute ma place de dirigeante.
Entrepreneuse, le livre qui raconte, de l'intérieur, comment j'ai arrêté de subir ma boîte pour la diriger. Et l'outil, à la fin de chaque chapitre, pour que tu fasses pareil.
Disponible dès maintenant.
Caroline Frontigny a passé 7 ans à la tête d'upOwa, une entreprise qu'elle a fait grandir de 2 à 300 personnes et 5M€ de chiffre d'affaires, avant de la revendre à EDF. Elle accompagne aujourd'hui des dirigeantes en coaching depuis 5 ans.

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6 vidéos pas-à-pas, une par outil du livre
Diriger ta boîte. Et bien dormir.
Décider sans procrastiner. Déléguer sans culpabiliser. Poser une limite sans te justifier pendant dix minutes après. Dire non à ce client, à cet associé, à cette réunion, sans avoir à te battre contre toi-même pendant trois jours avant d'y arriver. Créer le rôle dont tu rêves dans ton entreprise.
Être enfin se-reine. Souveraine. À ta juste place, dans ta vie comme dans ton entreprise.
La question n'est pas « comment devenir une bonne dirigeante ». C'est : comment devenir la dirigeante de ton entreprise, sans finir dirigée par elle, par tes associés, tes équipes, tes clients, ton besoin d'être appréciée, ou tes propres peurs.

Peut-être que tu relis les contrats page par page, pas forcément parce que c'est nécessaire, mais parce que tu ne fais pas encore confiance à ton équipe pour le faire à ta place.
Je sais ce que c'est. Je suis partie 3 jours en vacances pour la première fois. Guy laisse Freddy (qui ne sait pas conduire) prendre le volant du 4x4 pour aller dépanner un client. Accident.
« Je le savais, je laisse l'équipe 2h seule et voilà qu'elle se débrouille pour créer un accident ! Je me jure intérieurement de ne plus jamais déléguer ! »

Peut-être que, avec tes équipes, tu es soit trop indulgente, soit tu finis par crier, jamais entre les deux. Tu passes de l'énergie à contrôler l'image qu'on a de toi. Tu es en réunion, et une partie de toi surveille ce que pensent tes employés plus que ce qui se décide.
Tu ne penses qu'au boulot, et tu n'arrives plus à te réjouir de rien d'autre.
Peut-être que tu te contentes d'un rôle dans ta boite, parce qu'on te l'a proposé, parce que tu as toujours fait cela. Tu sens bien que tu pourrais faire autre chose, mais tu n'oses pas déranger le statu-quo, et l'idée de faire de la « politique » dans ton entreprise te semble une perte de temps.
Et tu te sens seule. Terriblement seule.

Tu n'es pas seule.
Je retrouve les mêmes frustrations et envies chez les dirigeantes que j'accompagne en coaching.

Quand j'ai monté mon entreprise, j'ai vécu un moment qui, sur le coup, m'a semblé être la bonne décision.
Kilien, mon associé, négociait la répartition de nos parts dans l'entreprise. Il voulait plus de parts que moi.
Au début, je ne trouvais pas ça juste.
Puis, je me suis mise à sa place. (Ah l'empathie quand tu nous tiens !)
Sur le moment, je me disais que c'était le bon choix. Empathique. L'associée qui ne fait pas d'histoires pour un chiffre.
Des années plus tard, j'ai compris à quel point les femmes sont éduquées à prendre soin, à se mettre à la place de l'autre, à utiliser leur empathie. Parfois au point où elles prennent soin de ceux qui les oppriment !
Ce n'est que plus tard que j'ai fait le calcul : Kilien possède exactement 20 % de parts en plus que moi, exactement la différence de salaire enregistrée entre les hommes et les femmes en France…
Ma stratégie, jusqu'ici, a été de diminuer mes besoins pour préserver l'équilibre.

Nous sommes nombreuses à perdre une énergie folle à diminuer nos besoins toute seule, dans nos têtes, sans jamais les formuler.
On peut créer une entreprise pour être libre… et finir prisonnière de l'envie de plaire, de ne pas provoquer de conflits, d'être disponible, ouverte, à l'écoute.
Et qu'elle ne protège de rien.
Le sacrifice invisible ne crée aucune réciprocité.
C'est la norme de réciprocité (Gouldner, 1960) : une relation reste équilibrée seulement quand les deux parties perçoivent un échange.
Quand j'accepte 20% de parts en moins sans jamais dire « je fais une concession », mon associé ne l'enregistre jamais comme une dette envers moi, parce qu'il ne sait même pas que j'en ai fait une.
L'équilibre que je crois préserver n'a jamais existé à deux : c'est un transfert à sens unique, invisible pour l'autre. C'est exactement pourquoi cette stratégie ne protège de rien : on ne peut pas rembourser une dette que personne ne sait avoir contractée.
Ignorer ce que je voulais vraiment pour ne pas déranger, pour ne pas passer pour quelqu'un d'exigeant, ça met le problème sous le tapis et à force, cela me coupe de mon énergie.
Pire, ça ternit la relation que je croyais préserver.
A force de valoriser le lien avant tes propres besoins, sans t'en rendre compte, tu commences à en vouloir à tes associés, tes clients ou tes employés.
Je demande à faire des points avec Loïc (collègue), qui se plaint de la redondance de suivi avec Kilien (associé). J'ai le sentiment d'être mise de côté. Cette situation aggrave mon sentiment d'injustice. J'avais espéré que nos investisseurs allaient nous interroger sur la différence de part, mais cela n'est jamais arrivé. Je trouve notre situation toujours déséquilibrée : j'ai vécu au Cameroun des années, j'ai monté les opérations de zéro, et pourtant c'est Kilien qui est le chef depuis la France. Je rumine en boucle sur le sujet. Au fond de moi, j'espère qu'une justice divine va rétablir le droit. Mais j'ai beau attendre, rien ne se passe.
Et leur en vouloir te rends sur les nerfs, à fleur de peau, irritable.
Tout en ayant l'impression d'être une mauvaise personne, pleine de rancoeur.
Tu fatigues, tu deviens cassante et tu as l'impression de te perdre un peu plus chaque jour. Parfois, tu fantasmes de tout arrêter.
Dans son livre Silencing the Self (1991), Dana Crowley Jack, psychologue, appelle ça le « moi divisé », source directe du passif-agressif : en surface, un « self compliant » (« les deux me vont »), en dessous, un « vrai self » qui accumule la colère. Les deux ne se parlent jamais, jusqu'à ce que la colère sorte quand même, déformée : passive-agressivité, sarcasme, ou explosion (« tu finis par craquer »).
En voulant préserver le lien à tout prix, tu es exactement en train de faire l'inverse : inconsciemment tu manipules tes interlocuteurs en ne leur partageant pas tout ce que tu penses et ressens, afin d'être appréciée par les autres et te sentir en sécurité dans ton rôle.
Mais c'est de la manipulation…
Et la relation s'effrite par la colère sourde que tu accumules (et qui finira par exploser un jour).
Pourtant, ton authenticité est un cadeau, et la partager t'ouvrira à des relations profondes, plus saines, et t'ouvrira à des opportunités inédites que tu ne t'autorises pas encore à croire possible aujourd'hui.
Pour la simple raison que si on connait tes vraies intentions, ça se sent et tu deviens instantanément plus fiable pour les autres.
Ce qui alimente cette dynamique, ce n'est pas un manque de confiance, ni simplement un problème de limites. C'est plus profond : c'est l'idée même que tu te fais d'une « bonne dirigeante ».
Il y a un héritage culturel : la société ne valorise pas les femmes qui s'affirment.
Le conditionnement commence dès l'enfance : un garçon qui s'affirme avec fermeté est valorisé, or chez une fille c'est plus perçu comme de la froideur.
Alors, en tant que femme, nous avons tendance à valoriser le lien avant soi, et cela ressort particulièrement quand on dirige son entreprise.
Par exemple, te retenir de dire quelque chose à un collègue de peur de comment il va le prendre, même si tu sais que ça influe négativement sur la performance de ton entreprise.
Tu réfléchis des heures avant de dépenser l'argent de ton entreprise pour toi, pour une formation, pour un trajet en avion sans escale, pour une chaise plus confortable.
Et, de manière générale, tu attends que l'on te donne quelque chose, plutôt que de demander pour ne pas déranger.
Inconsciemment, tu optimises le lien avec tes associés et tes collègues, souvent à tes dépens, et à ceux de ton entreprise à terme.
Alors, qui dirige vraiment ? Ta peur de décevoir ? Le regard des autres ? Ou toi ?

C'est exactement ce que je raconte dans Entrepreneuse. Pendant 7 ans, j'ai dirigé upOwa, une entreprise que j'ai fait passer de zéro à 300 salariés et 250 000 personnes équipées en énergie solaire au Cameroun, jusqu'à sa revente à EDF.

Boy's club, dynamique de pouvoir avec un associé, hypercroissance, et en toile de fond, un sentiment de frustration grandissant.
Jusqu'au jour où j'affronte ma plus grande peur : demander à devenir directrice générale, à la place de mon associé. Des mois de préparation, des nuits sans sommeil, la peur au ventre. Le jour venu, entourée d'hommes autour d'une table à Paris, je pose ma demande… et la réponse n'est pas celle à laquelle je m'attendais.
Ce jour-là aurait pu me briser. Il m'a au contraire permis de comprendre, en profondeur, ce qui m'empêchait d'avancer depuis le début, et de retrouver, enfin, de l'apaisement, du plaisir et de la sérénité dans mon rôle de dirigeante.
« Ce que fait Caroline Frontigny dans ce livre, c'est mettre des mots sur ce mécanisme avec une honnêteté que l'on rencontre rarement. Elle raconte comment elle a été éduquée à être conciliante, à ne pas déranger, à faire plaisir, et comment cette éducation-là, si commune chez les femmes de notre génération, l'a amenée à s'effacer progressivement dans sa propre entreprise pour préserver les équilibres autour d'elle. Ce n'est pas un manque de caractère. C'est presque l'inverse. Et c'est pour cela que ce livre est nécessaire. »

Ce n'est pas un livre qui te dit quoi faire. C'est un témoignage de l'intérieur, scène par scène, pour que cela résonne avec tes expériences, et à la fin de chaque chapitre, un outil concret né de dix ans d'entrepreneuriat et cinq ans de coaching de dirigeantes :
Tu vas te reconnaître, entrer dans les coulisses d'une vraie aventure entrepreneuriale, comprendre certains de tes propres mécanismes et repartir avec six outils
🎁 Bonus : pour chacun de ces 6 outils, tu reçois en plus une vidéo pas-à-pas offerte, pour t'aider à le mettre en pratique.
Une préface de Diane Audrey Ngako, entrepreneuse camerounaise, fondatrice du groupe Akéde Pouma.
J'ai aimé le récit authentique de l'expérience entrepreneuriale alterné avec des exercices pratiques en lien avec ce vécu pour travailler sur soi, trouver des clefs pour avancer et trouver nos réponses et nos solutions face aux difficultés auxquelles on est confrontés en tant que cheffe d'entreprise.
Marion Rossi
Le livre permet de se poser des questions sur comment gérer les défis d'une cheffe d'entreprise en se mettant à la place de Caroline. On a envie de connaître la suite de chaque chapitre et il est très facile à lire !
Mariatou Traoré
C'est un ouvrage très personnel qui permet de plonger avec Caroline dans les coulisses d'une aventure entrepreneuriale. De la genèse à la revente, on la suit dans son ambition, ses doutes et ses risques. Je recommande à toutes celles qui veulent se lancer !
Leila Bessila
Ce livre est pour toi si tu diriges ta boîte depuis quelques mois ou plusieurs années, seule ou avec un associé, et que tu te reconnais dans au moins une des situations plus haut.
Un livre pour toutes celles qui ont créé leur boîte, mais n'y ont pas encore pris toute leur place.
🎁 Bonus offert : 6 vidéos pas-à-pas, une par outil du livre, pour t'accompagner dans leur mise en pratique.
Pourquoi ce bonus ?
Parce que je sais à quel point c'est courant de lire un outil, de te dire « ah oui, génial, ça me serait hyper utile », de refermer le livre, et de ne jamais aller plus loin.
Dans le livre, j'ai dû rester la plus concrète possible, chapitre après chapitre. Mais j'ai encore plein d'exemples à te partager pour t'aider à vraiment mettre chaque outil en pratique, pas juste le lire.
C'est pour ça que j'ai enregistré 6 vidéos de 5 à 10 minutes, une par outil du livre, pour te guider pas à pas dans sa mise en œuvre :

P.S.
Entrepreneuse est disponible dès maintenant. Tu peux refermer cette page et continuer comme avant, ou faire, dès aujourd'hui, le premier geste vers la dirigeante que tu es faite pour devenir.